Artifice // Créteil.

Les dalles de Créteil ( Créteil Soleil et Créteil Préfecture ) ne remplissent pas les mêmes fonction, la première est un centre commercial, parmi l’un des plus important d’Europe, et la seconde héberge des immeubles de logements, une cité admninistrative, une place, et les berges d’un lac.

Ce sont deux univers distincts, extrêmement antagonistes si l’on compare les parkings de Créteil Soleil aux pentes végétales de Créteil Préfecture qui s’acheminent jusqu’au lac. Néanmoins la dalle de Créteil Préfecture est entièrement asservie a celle qui la précède, et les habitants des tours d’habitations sont autant les acteurs des qualités d’usage de leur propre dalle que les pantins du système de circulation qui filtre Créteil Soleil.

Depuis la sortie du métro une succession de passerelles, par trois sur la largeur des dalles, tracent un chemin pour les piétons qui veulent rejoindre leur habitat, et qui est a 50% une traversée du centre commercial. L’autre passage est celui des voitures, qui longent les flancs du Carrefour pour se nicher sous la dalle par des ouvertures béantes, et dont les voiries excluent le piéton. Ce dernier doit être digéré autant de fois qu’il quittera ou rejoindra son domicile par le centre comercial Créteil Soleil, qui l’invite par sa vaste entrée circulaire qui résulte de récents travaux de réhabilitation en 2010, et qui est finalement camouflée par le paysage du parking qui la précède.

Le centre commercial est une machine qui fonctionne sur elle même, qui a besoin d’une grande accessibilité mais pas nécessairement d’être un lieu de passage, et c’est seulement par défaut que le lien de passage entre les deux dalles s’est établit. Cette dictature de la dalle mercantile, de son béton, de ses portes et de ses passerelles, cette lacune d’urbanité, fait apparaître toute l’artificialité de la dalle Préfecture, dont un important travail de paysagisme a façonné les pentes qui rejoignent le lac.

La vaste place ou sont logés la préfecture, sorte de vaisseau, ou de proue, et les immeubles d’habitation aux formes accidentées, parvient a maintenir la richesse des berges de la dalles et une atmosphère architecturale donne sens au lieu, mais ce sont seulement les skateurs qui la rendent sonore, ou encore l’essaim de convives qui accompagnent des jeunes mariés hors la préfecture. Peut être que l’aimant du Centre commercial est déjà trop proche, le sol de la dalle est une continuité et l’achèvement d’un parcours pressé, du métro jusqu’à sa porte d’entrée, a travers le béton et les enseignes.

Il s’agirait donc de faire admettre a Créteil Soleil sont statut de passerelle, une gigantesque passerelle sur portique, comme réel lieu de passage, qui n’appartient pas seulement a son rôle mercantile mais qui est un sol d’usage et de passage pour les habitants de Créteil Prefecture. De créer une urbanité dans la dalle, de l’inclure a un dispositif dont les conséquences lui sont extérieurs.

Et dans le même ne plus traiter le centre commercial comme un espace nécessairement fonctionnel et anxiogène, saturé de foule, mais comme un potentiel espace public, un lieux de circulation qui serait fréquenté dans une activité sociale, dans le même temps qu’il propose des commerces.

PJOTOS MANIFESTE MANIFESTE

 

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